Dynamique Paysanne Féminine (DPF)

Récolte des amarantes, des choux et des carottes dans les champs des bénéficiaires.

De la parcelle à l’assiette : après les amarantes, les choux et les carottes arrivent dans les paniers des familles de la zone de santé de Mweso.

Nord-Kivu, RDC — Dans le cadre du projet OSRO/DRC/126/CHA, la Dynamique Paysanne Féminine (DPF), en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et avec le financement du Fonds Humanitaire en RDC (FHRDC), accompagne 8 999 ménages vulnérables dans la zone de santé de Mweso. Après la récolte des amarantes, les bénéficiaires récoltent désormais les choux et les carottes, diversifiant ainsi les légumes disponibles pour la consommation familiale. Les ménages peuvent également vendre une partie de leur production pour augmenter leurs revenus et renforcer leurs moyens d’existence.

Des légumes pour nourrir la famille

Dans les parcelles, les bénéficiaires récoltent le fruit de leur travail après plusieurs étapes : préparation du sol, semis, entretien des pépinières, repiquage, sarclage et protection des cultures. Après les amarantes, les choux et les carottes viennent compléter la production et offrent aux familles davantage de possibilités pour diversifier leurs repas.

Riches en nutriments, ces légumes contribuent à diversifier l’alimentation des ménages. Les amarantes apportent notamment du fer, du folate et des vitamines. Les choux fournissent des fibres et de la vitamine C, tandis que les carottes contiennent du bêta-carotène, que l’organisme transforme en vitamine A.

Les ménages peuvent préparer ces légumes selon leurs habitudes alimentaires. Ils cuisent les amarantes et les choux pour accompagner d’autres aliments, tandis qu’ils consomment les carottes crues, en salade, ou cuites. La disponibilité de ces légumes facilite ainsi leur intégration dans les repas quotidiens et permet aux familles de varier leur alimentation sans recourir à des préparations complexes.

Choux et carottes : une diversification importante pour Mweso

Dans la zone de santé de Mweso, la culture des choux et des carottes était relativement peu pratiquée. Leur production dans le cadre de cette intervention contribue à de diversifier la production locale et d’améliorer la qualité de l’alimentation des ménages.

Cette diversification permet aux ménages de ne pas dépendre d’un seul type de légume. Elle valorise également les connaissances acquises grâce à l’accompagnement technique des agronomes de la DPF, qui ont soutenu les bénéficiaires dans l’application des itinéraires techniques de chaque spéculation adaptée aux différentes étapes de production.

Une bénéficiaire accompagnée d’une monitrice agricole lors de la récolte des choux dans l’aire de santé de Burungu.
Une bénéficiaire accompagnée d’une monitrice agricole lors de la récolte des choux dans l’aire de santé de Burungu.

Des pratiques agricoles adaptées aux ressources locales

Au cours du cycle cultural, les bénéficiaires ont notamment préparé des solutions phytosanitaires à base de plantes et de produits locaux pour protéger les cultures contre les ravageurs et les maladies. Ces pratiques s’inscrivent dans une démarche de protection des cultures reposant sur l’utilisation de ressources disponibles localement, avec un accompagnement technique approprié.

L’objectif est de pérenniser la production maraîchère à travers la promotion d’une protection intégrée des cultures. L’utilisation de préparations à base de plantes ne signifie toutefois pas automatiquement l’absence de risques : leur préparation et leur application doivent respecter les recommandations techniques.

Dans le champs, expos des carottes récoltées
Des bénéficiaires présentent avec joie les carottes qu’ils viennent de récolter dans l’aire de santé de Kitshanga.

De la récolte à l’économie familiale

La production maraîchère répond d’abord à un besoin concret : disposer de légumes pour la consommation familiale. Lorsque les récoltes le permettent, les ménages peuvent également vendre une partie de leur production sur le marché local pour compléter leurs revenus.

Pour des familles confrontées aux conséquences des conflits, à la pauvreté et aux difficultés d’accès à une alimentation diversifiée, pouvoir produire une partie de leurs propres légumes représente un appui utile. Cela peut contribuer à limiter certains achats alimentaires et à mieux valoriser le travail fourni dans les parcelles, sans pour autant remplacer les autres formes d’assistance dont les ménages les plus vulnérables peuvent avoir besoin.

À travers le projet OSRO/DRC/126/CHA, la FAO et la DPF accompagnent ainsi les bénéficiaires dans la production de légumes destinés à l’alimentation familiale et, lorsque les conditions le permettent, à la vente. Les récoltes successives d’amarantes, de choux et de carottes illustrent concrètement l’intérêt de diversifier les cultures pour soutenir la sécurité alimentaire et les moyens d’existence des ménages de Mweso.

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