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Masisi-Justice climatique : redynamisation des brigades vertes pour la protection de l’environnement et la justice climatique dans le Masisi au Nord-Kivu.

À Bweremana, en date du 11 mai 2022, 135 femmes, filles et une poignée d’hommes membres des brigades féminines et scolaires ont été redynamisées et outillées afin de lutter pour la justice climatique dans le milieu rural.

Un forum de redynamisation des brigades féminines et installation des brigades scolaires a été organisé par la Dynamique Paysanne Féminine en date du 11 mai 2022 au quartier Nyabibale, village Bweremana dans le territoire de Masisi. Les participants venus des groupements Mupfunyi Shanga, Karuba et Kamuronza ont abordé plusieurs thématiques qui résument les signes, les causes et les conséquences du réchauffement climatique, les perturbations saisonnières, etc., qui sont à la base de mouvements des déplacés climatiques, des dégradations du sol cultivable, des tempêtes et d’autres catastrophes naturelles. En plus de causes et conséquences du changement climatique, les participants ont dressé une liste des stratégies, techniques, méthodes, procédées pour remédier à cette dèche.

Présentation de l’activité

Tenue en date du 11 mai 2022 à Nyabibale, village Bweremana, ce forum avait pour objectif de renforcer la mission de lutte contre le changement climatique en appuyant les solutions des femmes pour la justice climatique, mais aussi de renforcer les capacités opérationnelles des membres de brigades féminines et scolaires.
La participation à cette rencontre était de 135 personnes dont 121, soit 89,6 % des femmes et filles, et 14, soit 10,4 % des hommes. Signalons que les hommes qui ont participé à cette activité sont essentiellement des Autorités Locales et les techniciens en la matière de protection de l’environnement et conservation de la nature.

Devant un fait accompli, la Dynamique Paysanne Féminine n’a pas été courageuse d’être passive devant le réchauffement climatique et la destruction progressive de l’environnement. Dans l’exécution de ses activités, la DPF a constaté que la femme est la première destructrice de l’environnement, surtout dans les milieux ruraux, et donc, la femme peut être considérée comme première protectrice de l’environnement dans sa zone. C’est de cette observation qu’est née l’idée de créer des brigades féminines et scolaires.

Les rôles des brigades féminines et scolaires

Pendant ce forum, les facilitateurs sont revenus aux notions de base. Ils ont défini une brigade féminine et environnementale comme étant une unité des femmes et jeunes filles dirigée par une brigadière. Cette unité, créée par la Dynamique Paysanne Féminine, suit des objectifs bien clairs, notamment protéger l’environnement et lutter pour la justice climatique dans sa zone d’exécution.

Cette brigade, qui est souvent appelée brigade verte, mène des sessions de sensibilisation de la population sur la protection de l’environnement, conscientise des communautés sur l’importance de la protection de l’environnement. Elle se veut être exemplaire en matière de la protection, la défense de l’environnement et la lutte pour la justice climatique.

Les promoteurs de la pollution de l’environnement

Selon les recherches, il a été démontré que plusieurs causes sont à la base de la pollution de l’environnement ; notamment la motorisation, usine et industrialisation, énergies fossiles, système de transport (moderne), pollution plastique, déforestation, agriculture sur brûlis de l’espace cultivable, mauvaise gouvernance, incivisme environnemental, etc. Des objets plastiques font de milliers d’années pour disparaître dans la nature, et des objets en verre qui durent plusieurs centaines d’années :

Papier mouchoir Boite en carton Pelure (peau, cuir) Chewing (bazoka) Canette Bouteille à plastique Bouteille en verre 
3 mois5 mois6 mois5 ans100 ans1000 ans5000 ans

Notre observation :

Dans la nature, nous voyons de plus en plus des objets qui perdurent et nous voyons de moins à moins les objets qui durent peu de temps.

Les conséquences de la destruction de l’environnement

Plusieurs problèmes sont liés au fait que les communautés ne sont pas impliquées dans la protection de l’environnement. À ce stade, des conséquences fâcheuses se sentent dans plusieurs régions du globe. Citons quelques-unes : le réchauffement climatique, les réfugiés climatiques, sècheresse, inondation, fortes pluies, éboulement de terre, la famine, les érosions, tremblement de terre, tempêtes, foudre et feux de brousses, ouragan et plusieurs catastrophes naturelles.

Pistes de solution

Les solutions envisagées sont liées aux soutiens des activités des femmes pour la protection de l’environnement et la lutte pour la justice climatique. Vu que la femme rurale est à 90 % occupée par les activités de champ, alors les solutions proposées sont entre autres la restauration de la forêt (l’agroforesterie et le reboisement) des espaces qui présentent des dangers et drainage de marais. En plus des activités agricoles, certaines femmes rurales font du business, ainsi les solutions proposées peuvent être l’agrobusiness, l’entrepreneuriat vert, la gestion de l’eau. Outre les pistes précédentes, la sensibilisation sur la protection et la conservation de la nature, l’application des lois, bonne gouvernance sont aussi des éléments capables de réduire la destruction de l’environnement.

Ce forum qui était très riche en matières, les facilitateurs ont distribué des outils de travail aux comités de chaque brigade. Ces outils étaient essentiellement le code forestier, la loi sur la conservation de la nature et un dépliant renfermant les rôles des membres des brigades.

Le représentant du Chef de la Chefferie de Bahunde qui était présent au forum n’a pas caché ses sentiments de satisfaction. Il a vivement encouragé la Dynamique Paysanne Féminine pour ses œuvres si louables dans son entité administrative.

Eddy Musoke

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